le scribe association
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Dialogue musical
d’après « Joie1 »  de Delphine Belkiri


La joie, la nuance, l'ancien et le nouveau
  Composent la musique

Elle naît d'entre les musiciens, d'une inspiration divine
  Sans elle quelque chose manque…

Elle tinte quelque soit la ligne musicale 
  l'orchestre est le souffle d'une amitié sans parole 
entre l'auditoire et les musiciens.

A travers une architecture de choeur 
  des clefs de sol et de fa, des arpèges, des courbes,
des traits colorés, des ondes, des touches, des lignes…
  le c(h)oeur chante et communie en faveur de la paix

Nulle loi que change-échange en musique
Impertinente elle répond avec élégance aux graves conflits
Demain elle gagnera sur le projet noir de la guerre

Dominique Gay

 

Nez en l’Air2
d’après « Danse écarlate » de Frediano Lazzarotto


Qu’elle est Belle notre Grand’Rue pavée de Villeneuve,
ciel bleu soleil clarté émotions
Nez en l’Air !!!
À découvrir vraiment.

Myriam Catillaz

 

Nez en l’Air1
d’après Ton soleil de Frediano Lazzarotto

De bonne heure, la Rue annonce une belle journée,
soleil, couleurs, danse différents chaque jour,
profitons de ces lieux.

Myriam Catillaz

 

Les amis amoureux
d’après « Autant en emporte le temps » de Nathalie Boverat


Pas l'un sans l'autre, l'autre sans l'un.
"Mon moi" et "ton toi" ne font qu'un?!
Au-dedans de notre moi: La liberté et l’amour.

« Sur un tapis de velours,
Parfum du jour,
Tu nais Edelweiss »

Ces mots sont ceux d'un haïku japonais et racontent leur joie

Les amis-amoureux s'appellent Jim et Jack, 
L'un jette son chapeau porte-bonheur en l'air!
L'autre est poursuivi par un gros papillon orange en fête
Jim et Jack sont les deux seins d'un même corps, 
Différents et pourtant ils jouent bien ensemble.

Ils partagent le même ciel.
Ils ont quitté leur lourd et triste village
Ils rompent avec le passé . L'un se frottant à la lune, L'autre aux étoiles .
Pour eux, l'heure des pendules s'arrête quand?!

Les amis-amoureux s'entendent à demi-mots,
Ils s'embrassent de tous leurs yeux.

Ils savent composer dans la machine du temps et sortir de son horloge
Leurs mains ont des caresses d'oiseau, libérées de leur cage.
Ils remuent la vague de l’instant.

Dominique Gay

 

 

 

 

 

 

 

Fleur épanouie comme un soleil
d’après « Évasion florale » de Ilse Dannenmeier

 

Du blanc naît toutes les couleurs.
Le blanc est celle de leur luminosité et de leurs nuances infinies.
Le rouge c'est la couleur de la passion
Le rose est celle de l'amitié, 
Le jaune celle de la droiture, 
L'orange celle de l'obstination, 
Le bleu celle de la spiritualité,
Le vert celle de l'espoir, 
Le brun celle de notre belle planète terre.
Cette fleur épanouie est comme une étoile dans l'univers.
Depuis, nous chantons la vie,
Parce que nous aimons toutes les couleurs…

Dominique Gay

 


Nostalgie
D’après Caffe2 de Francesca Moglia

Tu es si belle et si intense
sous un ciel immense tu m’enlaces en silence,
tu portes les parfums des jours révolus
et le frisson doux des moments à jamais perdus.

Andreia Madaleno Trigo

Drapeau 
d’après « Joies de vivre » de Lysiane Hugi

Frêle étendard universel qui recèle une puissance éternelle, je te vois flotter au vent joyeux venu lécher tes couleurs encore fraîches. Hissé depuis l’aube d’un passé composé, tu fredonnes sans relâche quelques notes vaillantes à venir, tel un présent symbolique aux aguets. Entre draps sur ma peau froissée et eau qui se drape de ses plus beaux atours, tu veilles ardemment sur les pavés de ton peuple endormi. Comme pour assurer son passage à gué dans un quotidien ébouriffé. Alors que rares sont ceux qui te jettent un œil satisfait des services discrets de ton labeur immanent. Pendant que seules quelques gouttes ensoleillées s’offrent à celles qui te sourient entre les lignes de leurs fenêtres enchantées.
Qui pourra saisir enfin ce message innocent qui s’égrène en boucle dans chacune de tes cellules investies ? Celui que tu diffuses avec amour aux portes des cœurs qui t’accueillent de si bon matin. Celui que tu murmures en riant derrière la foule inconnue, sourde au douzième coup de midi. Celui que tu peins gracieusement dans les méandres rêveurs de tes voisins jusqu’au creux de la nuit.
Déjà, tes premiers admirateurs se révèlent. Émerveillés par ta splendeur opaline. Captivés par ton énergie cosmique inépuisable. Séduits par ta grandeur mutine.
Joignant leurs mains chaleureuses à ta voix miroitante, ils entrent dans ta danse primordiale pour entendre leur propre voie qui les appelle des profondeurs de leur âme réjouie.
Bientôt, la ronde s’agrandit pour dire en grand ces souvenirs divins qui s’invitent dans chaque regard ainsi éveillé. Maintenant, ils connaissent ton secret pour gai-rire la Vie! Merci ❤︎

Floriane Fonjallaz

 

 

 

 

 


À propos du chat noir de Loredana Fioriti
d’après « Toutes égales/aux »

 


Un Chat feule sous la lune… Son poil noir hérissé fait craindre quelques diableries… Là, devant, l’orée du bois est aussi noire que le Chat. On devine les branches des arbres, crochues comme des serres, effleurées par la lune. Au loin, la cloche fêlée de la chapelle résonne dans la nuit.

Le Chat s’est accroupi, le regard planté vers le sol, sa queue battant la mesure. Il observe l’ennemi du haut de sa branche, en Maître et Seigneur. Petit à petit, son poil reprend allure civilisée et bientôt sa queue s’enroule autour de lui… son oreille, soudain, se tend vers l’arrière, captant on ne sait quel son… elle se tend juste un peu, pas trop !Ne pas donner l’impression de lâcher prise … Pas encore… Attendre la retraite et la capitulation de l’autre… Son oreille, à nouveau… qu’entend-Il ?... cette voix… oui, c’est bien Sa voix… Pourtant, ne pas se laisser distraire… Ne pas accorder de répit à l’adversaire, le tenir en respect… C’est Sa voix, nul doute… Il sait, le Chat, qu’Elle l’attend. C’est l’heure où Elle est devant ses fourneaux. C’est l’heure orange et chaude où la fumée s’échappe de la marmite dont Elle remue le contenu avec soin, ajoutant par pincées une once de ce petit pot, un atome de celui-ci, quelques feuilles sèches de celui-là… Elle remue en fredonnant doucement.

C’est ce fredonnement lancinant que le Chat entend du haut de son perchoir. L’ennemi a reculé mais ne cède pas pour autant… Elle fredonne et sa voix s’insinue jusque sous la peau du Chat dont le corps frissonne. L’envie de La rejoindre se fait plus prégnante… Il sait, le Chat, qu’Elle Lui réserve un accueil digne de sa Majesté ! L’autre gronde encore mais recule toujours… Les effluves de la marmite parviennent au pied de l’arbre, s’y enroulent voluptueusement et s’élèvent le long du tronc… le nez en l’air, le Chat s’assied et hume ce délicieux fumet qui l’ensorcelle… Elle a quitté ses fourneaux, laissant mijoter doucement l’onctueux mélange. En passant devant le miroir, Elle efface une trace blanche posée sur le bout de son nez, arrange une mèche échappée de sa coiffure, empoigne le balai qui traîne pour aller le ranger et ouvre grand la porte de la maison…

Le Chat a choisi ! D’un bond, il a quitté sa branche et file comme une flèche à travers le champ, la queue en arc de cercle ; il s’élance vers le rectangle de lumière devant lequel Elle se découpe… silhouette noire tenant un balai… Elle l’appelle, Lui, le Chat, Elle l’appelle par le nom que Lui seul connaît. Le nom secret des chats qui feulent sous la lune.
Et Il sait bien, Lui, le Chat, que toutes les Femmes sont des Sorcières !

Véronique Bloch

Afin que la vie demeure
d’après « Éclats Solis » de Sarah Hugi


Là où coule la lumière
Ne ferme pas les yeux
Laisse là ta douleur
Couler de tes yeux

Afin de ne rien voiler

Là où chante le luth
Écoute battre ton cœur
Tonalités complices
De silences essentiels

Afin de ne rien écarter

Là où les fragrances du jasmin
Jaillissent de la terre
Respire leur parfum
Remplis-en ta mémoire

Afin de ne rien oublier

Là où le suc des fruits
Traverse les saisons
Goûte sans plus attendre
Les gouttes du miel offert

Afin de ne rien faner

Là où le soleil s’apprête
A réchauffer ton âme
Avant qu’il ne s’éclipse
Laisse-le t’illuminer

Afin de ne rien froisser

Reste debout dans la nuit
Griffe le ciel de tes yeux
Capture les étoiles
Et parle-nous de lumière

Afin de ne rien éteindre.
Jamais.

Christine Grobéty

 


Histoire d’or
d’après « Tri Alberi » de Francesca Moglia

 

L’Aube écrit sa mélopée
Dans l’ivresse des ocres

L’or des champs
Contraste et dissemble

De celui caché dans ton antre
Écrin captif et enchaîné

Quand l’or des champs
Invite à l’amour

Il ne détache pas son cœur
De la beauté du monde

Alors dis-moi, l’or qui dort
Dans tes mains creuses

Ne t’arrache-t-il pas à toi-même
Dans ses griffes avides ?

Durant ce temps la joie
Danse dans les blés

Durant ce temps
Les cyprès ombrent la terre

Maintenant tu peux t’évader
Hors du temps compté

Que les saisons ont dessiné
Flamboyant et éphémère

Car en hâte le temps s’esquive
Et comme les blés dorés

Ce soir le jour sera fauché

Christine Grobéty

 

 

Lors du Temps…
d’après « Toutes égales/aux » de Loredana Fioriti

 

 

Belle sorcière redonnant cet halo de couleurs à Notre Terre,
Avec ton pinceau balai, tu nous informes que nous n’avons pas saisit…
Herboriste dans l’âme, tu décides de soigner les âmes éphémères,
Nous faisant passer de la douleur à la joie infinie,
Nous faisant choisir entre temps et éternité…
Hey, vas-y on y va, l’évasion est peut-être la clef.

Durant ce voyage hors du temps, nous frôlons l’or du temps,
Nous croisons ce chat anarchiste, hérissé, indépendant et sûr de lui
Il nous transmet sa vision de la Terre, des inégalités qu’il ressent,
Perché sur son arbre, il voit rouge, ses pressentiments sont mauvais, mais son espoir infini,
Pour lui il n’y a plus d’équilibre entre la joie et la douleur,
Tant la douleur se répand et que la joie meurt.

Monsieur le chat nous invite à partager la vision perçante,
De ses amis les oiseaux de lune, aux ailes enchantantes,
A leurs côtés nous volons en toute plénitude, égarées…
Nous profitons d’un moment de calme suspendu,
Nous faisant ressentir un avant gout d’éternité.
Sorcière, pouvons-nous ramener ce sentiment à ma tribu?

De sa main de guerrière, elle brandit son drapeau magique,
Capture cet instant d’évasion,
Puis dans un silence de plomb,
Elle me ramène à ma Terre artistique,
C’est à ce moment qu’elle me lègue son drapeau blanc,
Pour qu’à mon tour je puisse transmettre la longueur infini du temps…

Angélique Pestel

 

 


Essai
d’après « Tri alberi » de Francesca Moglia

Je regarde, avec un grand plaisir, ce drapeau qui me donne un sentiment d’immensité et de grandeur.
Ces couleurs superposées me parlent : joie, espaces, intensité.
Les arbres me rappellent un bord de rivière, calme, tranquille, propice aux rêves.

Gisèle Landolt

 

Rêve
d’après « Évasion florale » d’Ilse Dannenmaier


Elle s’évade dans la nuit

Le charme d’un parfum

Les pétales se fauvent en désir

Le pourpre, le jaune s’envolent

Elle pince sa bouche délicieuse

S’impatiente de nectar

Son carmin savoure les contours


Bleu profond


Le jour irise sa robe de chambre

Le goût du sel se pose en rosée


Jennifer Sanchez

 


Jeu avec les coqs et poules
d’après « Nous étions jeunes » de Allawi Mhawi

Quand je regarde cette scène simple mais pleine de vie, je me retrouve transportée dans un petit coin de monde où le temps semble suspendu. C’est une rue en terre battue, pas de pavé, seulement la douceur de la terre sous les pas des enfants. Deux garçons jouent là, au soleil du matin, libres et heureux.

L’un des garçons tient un coq par le cou avec une tendresse incroyable. Ce n’est pas seulement un animal, c’est un ami, un compagnon de jeu, presque un secret partagé. Le coq est calme, ses plumes brillent dans la lumière dorée, il semble presque royal dans sa posture. L’autre garçon court, léger comme le vent, son regard suit un autre coq qui prend son envol. Ce vol est un symbole de liberté, de rêves qui s’élèvent au-dessus du quotidien.

Autour d’eux, plusieurs coqs se promènent, fiers et colorés, comme s’ils faisaient partie intégrante de ce petit monde. Ils ne sont pas seulement des animaux, mais des gardiens silencieux du temps, témoins d’une enfance simple et vraie. Il n’y a pas besoin de mots dans cette scène, seulement le souffle léger de l’enfance, les éclats de rire qui s’envolent, et le chant des coqs qui rythme cette danse.

Cette image me rappelle la beauté des choses simples et vraies, loin du bruit et de la précipitation. Elle parle de l’innocence, de la curiosité, et de la liberté du cœur. Elle évoque un monde où l’on peut être pleinement soi-même, où chaque instant est une découverte, un cadeau.

Je ressens aussi la force du lien entre l’enfant et l’animal, ce lien fragile mais profond qui enseigne le respect, la douceur et la responsabilité. Le garçon qui tient le coq ne le serre pas, il le protège. Ce geste est un symbole de confiance et d’amitié.

Cette image est un poème silencieux, une invitation à ralentir, à regarder autour de soi, à retrouver cette lumière d’enfance qui éclaire encore les jours gris. C’est une leçon de vie, simple et puissante.


Gordana Ristic

 

 

 

 

La foule
d’après « Grand Rue Piétonne » de Ryszard Glocki


Ce qui m’attriste, c’est que tu n’as jamais été en mesure de me voir. Me voir, réellement.
Oui, tes yeux se sont posés sur moi mais ce sont mes frontières que tu as vus.

(Un ciel confus, des taches de rousseur bleues timides.)

C’est dans la foule, la foule des gens, que tu m’as inscrite.
Et c’est parmi elle que tu m’as considéré comme « une ».

(Des montagnes, anciennes et avisées, qui épousent les formes douces d’une femme.)

Certes, est venu un temps où tu m’as distinguée des autres.
Mais, c’est précisément quand tu croyais le plus fortement me détacher d’eux que tu m’y
rattachais le plus fermement.
Car pour toi, je ne vaux qu’en regard des autres.

(Des bâtiments, anciens, aux multiples couleurs. Des gens, avisés, aux multiples histoires.)

Si je suis assez, je te mérite.
Et quand je ne le suis plus… dis-moi ?

(Des passants… des passants partout.)

Mon amour, tu ne peux pas me comparer. Tu ne dois pas.
Quel crime que d’opposer divines et diverses créatures.
Une montagne vaut-elle plus qu’une autre ? Une rivière s’écoule-t-elle mieux que sa sœur ?

Dis-moi, l’épicéa est-il plus que le hêtre ?

Je suis et ne suis pas.
Ils sont et ne sont pas.
C’est dans la foule que je nais et c’est dans elle que je disparais.

Mon Amour, ne me compare pas.

(Une personne attablée sur la terrasse du restaurant de l’Aigle, un stylo en main, écrivant le début d’une lettre d’adieu, observe sa belle rue piétonne. La voix grésillante d’un vieux tourne-disque s’échappe de la fenêtre entrouverte du dessus et s’élève dans le ciel…
« Emportés par la foule qui nous traîne
Nous entraîne, écrasés l'un contre l'autre
Nous ne formons qu'un … »
– Édith Piaf, La Foule)
Diallo Tiguidanké


Les trois soleils
d’après « Ton soleil »  de Frediano Lazzarotto

 

Un, deux, trois, soleils ! On ne bouge pas mes petits lapins, enfin, on flotte, plutôt, dans cette Grand’Rue tout à coup vide et sans bruit. J’ai tout loisir de vous contempler ; rien ni personne ne va me déranger.

Qu’est-ce qui m’attire tant, vers vos pétales incandescents ? Tous vos voisins arborent couleurs qui ravissent nos sens embrasés ; et pourtant, immanquablement, je reviens vers vous, fasciné par vos ourlets joyeux illuminant la nuit.

Ce n’est pas la nuit de Villeneuve dont il est question ici, puisque la saison repousse loin l’heure du coucher solaire.
C’est la nuit noire qui dispute l’attention de votre paysage, avec qui vous contrastez si vivement. Dès lors que l’on tombe de vos pétales, on est englouti par l’opacité qui vous étreint, et vous trois, solidaires, résistez sans trêve aux ténèbres pour nous réchauffer et nous irradier de votre vie.

Ce n’est plus vous qui pirouettez, d’après les lois de votre espèce ; c’est nous, habitants du pavé, qui tournons encore et encore, pour vous picorer des deux yeux aussi ronds que vos pupilles.

Pour peu, on se ferait oiseau, ou papillon, et l’on irait goûter la promesse d’une extase, oubliant toute nuit, toute autre couleur, tout pavé, pour n’être plus qu’en vous une âme embrassant vos feux, s’étirant à l’infini le long de vos courbes formidables qui crient la vitalité d’un langoureux été.

Nous n’avons partagé qu’un instant ensemble. J’ai vu d’autres cieux depuis, et pourtant vous apparaissez toujours si brillants à ma mémoire.
Peu importe le temps, vous êtes toujours ces trois soleils qui m’émerveillent.

Jérôme Kus

 

 

 


Le cherch *
d’après « Terra Solis » de Sarah Hugi

 

Un flot de lumière aveuglante
Sur la terrasse aux quatre vents.
Je titube dans un silence moite.
Je discerne la joie et le rire

De vagues à saute-mouton.
Des plantes agitées par le cherch
Des grappes de mots fleuris
Invitent à la danse du poème.

D’une ancre sur le sable jaune,
Je remonte ma chaîne de vie,
Attachée par son premier anneau
A la femme que j’ai aimée,

L’autre bout, scellé dans mon cœur.
Homme des jardins de la mer,
De toi j’apprends, Simone Weill,
La patience de turbulences.

* vent du nord-ouest qui souffle sur la côte tunisienne

Bruno Mercier

 

 

 

 


Hors du temps, Ô rloge suspend ton vol
d’après « Timeless Joy » de Khrissy

Quand je t’ai vue, le temps s’est arrêté.
Mais ma montre, par habitude, a continué à tourner sur elle-même, autour des aiguilles arrêtées.

Deux femmes hors du temps.

Simone Weill et Simone Veil.

Entre elles, un V

V de victoire 

V de deux aiguilles sur une horloge 

V de 11h05

Pour l’une et l’autre, l’aiguille verte s’est arrêtée au moment précis de leur mort.

Mais le temps n’a pas de prise sur elles.

Évadées du temps

Exemple intemporels

Au-delà de leur souffrance, la joie est leur ultime évasion.


Daniel Glessi

 

 


Allegria
d’après « Joies de vivre »  de Lysiane Hugi

Ondulations de flammes
Eclosions de courbes orangées
Chevelures dansantes

Les corps vibrent d’allégresse
Soleils
Myriade de soleils éclatés
En marche vers la naissance de la lumière

Dans la chaleur mouvante
Le féminin sacré se libère
Ses seins frémissent
Et s’offrent au temps suspendu

Le choeur s’ouvre au chant de la félicité
Jouissance infinie
Feu intense
Illumination

Au centre de l’être naît une lueur rose mystérieuse
Qui se déploie en musique lente et douce
C’est elle …
L’énergie libre de la joie !

Cléa Robin

 

Le Merblier
d’après « Timeless Joy » de Khrissy


Tic tac, tic tac, est le son brillant du pendule qui de sa hauteur nous rappelle les heures qui s’écoulent doucement, les unes après les autres. L’horloge signe le temps présent qui amasse expériences, souvenirs de joie et de peines.

Chaque instant danse en rond avec ce qui est déjà passé et accompagne le futur de rêves et de craintes.

Quelque fois quand on oublie le boîtier ouvert, la poussière s’accumule parmi les rouages, le son ralenti en devenant cotonneux. Un coup de chiffon ne sert à rien. Seul un petit pinceau employé comme l’outil de l’orfèvre, enlève le grain de poussière.

L’horloge retrouve son vieux tic tac et les rouages entraînent le mouvement des aiguilles, dans une nouvelle ronde rythmique.

Manuela Crottaz

Pigeons de Romandie
d’après « Grand’Rue piètonne » de Ryszard Glocki

Êtes-vous ce convoyeur d’humeurs,
Forçats de trajets pendulaires,
Que d’harassantes files d’autos
Harponnent sur l’autoroute à l’aube ?

Êtes-vous ce prisonnier d’horaires
Employé au diable vauvert,
Que le temps étriqué assomme,
Fuyant le fleuve de métal ?

Villeneuve, sa Grand-Rue piétonne
Vous accueille dans un calme rêveur.
Laissez-vous bercer par ses boutiques,
Détendez-vous aux terrasses de cafés.

Respirez lentement dans la joie,
Visualisez la douceur du lac.
Villeneuve, nouvelle fleur de Bach,
Equilibre vos émotions.

Fin de méditation.

Bruno Mercier

 


Catégorie Enfant jusqu’à 16 ans


Inspiration
d’après « Pirates de la Calabre ! »  de Samantha Schmidt


Une fois, une petite fille japonaise a peint des montagnes couvertes de forêts vertes. Elle était tellement fascinée qu'elle n'a pas remarqué comment elle est devenue complètement verte. Mais cela ne l'a pas attristée, car maintenant elle est devenue comme sa belle image peinte.

Ne soyez pas triste à propos des échecs, cela peut être quelque chose d'inspirant pour quelqu'un à proximité.

Mariia Listopad (9 ans)
 

Haikus

Les 28 haïkus, 1 par drapeau, ont été écrits par
Isabelle Gritti

Révérence
d’après « Rame »  de Ruben Azevedo

Nuages de roses
Ruisseau circonvoluant
Soleil bienveillant.


Cupidon
d’après « Rame » de Ruben Azevedo

Soleil sensuel
Emerveille le réveil
Du remeil vermeil.

Florissante simplicité
d’après « Évasion florale » de Ilse Dannenmaier

Tulipes multiples
Vert orange rouge bleu
Il suffit de peu.

Impermanence
d’après « Timeless Joy » de Khrissy

Le moment présent
Ne résiste pas, l’instant
Fluctue tout le temps.

Humeur saisonnière
d’après « Grand’Rue piétonne » de Ryszard Glocki

L’hominien sillonne
Du printemps jusqu’à l’hiver
La planète Terre.

Crépuscule lavande
d’après « Grand’Rue piétonne » de Ryszard Glocki

Rose vespéral
Irise de tons lilas
Rêve citadin

Songe de pantomime
d’après « Les lumières de la ville »  d’Allawi Mhawi

Vagabond rêveur
Les lumières de la ville
Dulcinée aveugle

Réminiscences orientales
d’après « Nous étions jeunes » d’Allawi Mhawi

Cité de la paix
Joie fôlatre de l’enfance
Fureur de la mère.

La légèreté de l’âme
d’après « Joie de vivre » de Lysiane Hugi

Mignonne sissonne
Euphorie de l’Allegro
Petit rat rayonne.

Flammes de joie
d’après « Joies de vivre » de Lysiane Hugi

Oriflamme orange
Extatique enthousiasme
Enflamme mon âme

Vallée incandescente
d’après « Terra Solis » de Sarah Hugi

Azur orangé
Flamboiement sur les montagnes
La vallée s’éveille.

Aurore envoûtante
d’après « Éclats Solis » de Sarah Hugi

Paradis pastel
Au-dessus du lac émerge
Magie colorée.

Trio arborescent
d’après Tri alberi de Francesca Moglia

Trois troncs droits dessinent
Sur terre argile sanguine
Trois taches olive.

Refuge matinal
d’après Caffe2 de Francesca Moglia

Parfum du café
Eveil des sens endormis
Réconfort en tasse.

Harmonie urbaine
d’après Joie 1 de Delphine Belkiri

Etrange concert
D’un piano dans la ville
Chorale des piafs.


Perpétuation
d’après Joie 2  de Delphine Belkiri

Petit étourneau
Embrasse monde nouveau
Constant renouveau


Jeu de mots
d’après Ton soleil de Frediano Lazzarotto

Dans ce champ de riz
Trois tournesols tournent seuls,
Dansent, chantent et rient

Aube rubis
d’après Danse écarlate  de Frediano Lazzarotto

Brise vaporeuse
Blé turquoise, pavots rouges
Fraîcheur matinale.


Un instant d’éternité
d’après Autant en emporte le temps de Nathalie Boverat

Loin des contingences
Le vent emporte le temps
Bonheur radieux.


Une force tranquille
d’après L’échappée  de Nathalie Boverat

Femme conquérante
Résolument s’affranchit
Des chaînes du temps.


Ode à l’aube
d’après Les oiseaux  de Christelle Genier

Oiseaux gazouilleurs
Saluent l’aurore naissante
Concert symphonique.


Instant de sérénité
d’après Joie hors du temps  de Victoria Suppan

Yeux fermés regardent
A l’intérieur, l’esprit
S’évade du corps.


Bariolage
d’après Hymne à la joie de Véronique Nauroy

Peinture naïve
Explosion de couleurs
Planète arc-en-ciel.

 

Elan solidaire
d’après Solidarité humaine de Véronique Nauroy

Sourire esquissé
Pour un monde solidaire,
Dignité humaine.


Authenticité
d’après Moments suspendus  de Loredana Fioriti

Symphonie du coeur
Murmure sa vérité
Harmonie de l’âme.


Ailes rebelles
d’après Toutes égales.aux  de Loredana Fioriti

Guerre contre l’ombre
Nuit sombre, lune arc-en-ciel
Colombes de paix.

 

Au-delà des murs
d’après Cube life de Samantha Schmidt

Cubes de béton
Cachent végétation
Au pic l’horizon.

 

Etendard philosophique
d’après Pirates de la Calabre de Samantha Schmidt

Pour la vérité
Calabre hisse drapeau
Pirate aux pinceaux !

 

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